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Le HMS Discovery envoyant des bateaux pour prendre des relevés topographiques sous les ordres du capitaine Vancouver
MMBC – 992.069.0002 – Détail. Le HMS Discovery envoyant des bateaux pour prendre des relevés topographiques sous les ordres du capitaine Vancouver. Peinture à l’huile sur toile. Artiste : Maurice Chadwick.

Les voiliers du 18e siècle étaient composés de deux parties distinctes : la coque et les gréements. La coque, le corps du navire, était faite de bois. Dans les chantiers maritimes, on commençait en construisant une charpente de gros billots pour donner une forme au navire. Puis on coupait des planches que l’on fixait au cadre, à  peu près de la même façon dont les charpentiers fixent les murs à la charpente d’une maison. Cependant, on passait les planches à la vapeur afin de leur permettre de suivre la courbe de la coque. On calfeutrait l’espace entre les planches pour rendre le bateau étanche à l’eau.

Les constructeurs de navires et les équipages étaient constamment aux prises avec les algues, les bernacles et les vers marins qui poussaient sur la coque en bois. On devait frotter régulièrement pour enlever ces créatures, qui endommageaient et ralentissaient le navire si on les laissait grandir. Pour remédier à la situation, il fallait caréner le navire en le tirant dans des eaux peu profondes ou en le basculant sur le côté pour le nettoyer et le réparer. Les vers marins, des animaux qui affaiblissaient la coque et qui causaient des fuites en perçant des trous dans les planches de bois, s’accrochaient aux navires dans les eaux chaudes. Pour protéger les navires contre ces animaux, les constructeurs de navires doublaient les coques en ajoutant une épaisseur supplémentaire de planches qui pouvaient être remplacées au besoin. Certains constructeurs clouaient une épaisseur de clous en cuivre en chevauchant les têtes de clou pour créer une barrière protectrice. À la fin du 18e siècle, on fixait des panneaux de cuivre sur la coque des navires sous la ligne de flottaison.

Les gréements étaient un système complexe de mâts, de câbles et de poulies qui supportaient les voiles. Il était habituel pour les grands navires du 18e siècle d’avoir trois mâts : le mât de misaine ou mât avant, le mât principal ou central et le mât d’artimon ou mât arrière. On pouvait combiner la coque avec les gréements dans de nombreuses combinaisons selon la forme, la destination et le but du navire.

Le Sutil et le Mexicana de l’expédition de Galiano étaient de navires à deux mâts de moindre taille nommés des goélettes à cause de leurs gréements. Les navires Resolution et Discovery du capitaine Cook étaient à l’origine bâtis en tant que charbonniers pour transporter du charbon le long de la côte anglaise. Ils possédaient de grands espaces d’entreposage, ce qui faisait d’eux de bons candidats pour être converti pour les longs voyages d’exploration. Pour leurs expéditions d’exploration, certaines nations utilisaient des navires de guerre, comme les corvettes Descubierta et Atriva, que Malaspina a navigué pour les Espagnols.

Les navires d’expédition naviguaient habituellement en paire, pour s’entraider si un des navires avait des problèmes. Le plus petit navire prenait des relevés des côtes tandis que le plus gros navire transportait la cargaison, les biens échangés ou les armes.
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